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COVID-19 01/2022

1. Mise à jour de la recommandation relative aux thérapies par anticorps monoclonaux pour traiter le COVID-19

La recommandation concernant l’utilisation de thérapies par anticorps monoclonaux (thérapie AcM) en cas d’infection au COVID-19 a été adaptée pour répondre aux dernières évolutions. Dans la nouvelle liste de critères établie par la Société suisse d’infectiologie (SSI) et le Clinical Care Group (CCG), il est tenu compte de l’effet des différentes thérapies AcM en cas de contamination avec le variant Omicron et du statut vaccinal. Etant donné que la patientèle ambulatoire ne peut être traitée que dans les centres qui ont été désignés par les cantons (voir lien plus bas), c’est avant tout la modification suivante qui est pertinente pour les médecins référents :

  • La vaccination complète N’EST PLUS un critère d’exclusion : désormais, outre les personnes non vaccinées, celles dont la vaccination ou la vaccination de rappel remonte à 6 mois ou plus (présentant de préférence une sérologie négative) peuvent aussi bénéficier d’une thérapie AcM.

De manière générale, la thérapie AcM est destinée aux personnes à partir de douze ans atteintes d’une infection au SARS-CoV-2 (confirmée par un test PCR ou antigénique) avec des symptômes légers à modérés, mais présentant un risque accru de développer une forme grave de la maladie. Si vous souhaitez des informations plus précises afin de décider si une telle thérapie entre en ligne de compte pour votre patient·e, nous vous suggérons de consulter la version de la liste de critères de la SSI et du CCG actualisée régulièrement et mise en lien plus bas.

Il est primordial d’informer le ou la patient·e à risque des options thérapeutiques immédiatement après la réception du résultat positif du test COVID-19 pour permettre un aiguillage rapide vers le médecin de famille et un transfert vers un centre de traitement. Ce dernier doit commencer au plus tôt dès l’apparition des symptômes étant donné que les anticorps doivent être administrés à un stade précoce de la maladie liée au COVID-19 (au plus tard 5 jours après l’apparition des premiers symptômes).

Nous attirons votre attention sur le fait que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) met à disposition toutes les informations concernant la thérapie AcM sur sa page d’accueil et vous invitons tout particulièrement à consulter la fiche d’information et la liste de contrôle mises en lien ci-après.

  • Liste de critères de la SSI et du CCG

  • Centres de traitement proposant la thérapie par anticorps monoclonaux dans le canton de Berne

  • Page d’accueil de l’OFSP

  • Fiche d’information à l’attention des médecins référents

  • Liste de contrôle pour les médecins référents

2. Assouplissement des règles de quarantaine et d’isolement pour les professionnel·le·s de la santé

2.1 Quarantaine

S’il est possible d’assouplir les règles de quarantaine dans le secteur de la santé, il convient toutefois de le faire de manière très restrictive. C’est l’employeur qui en assume la responsabilité. Le seul fait d’exercer une activité dans ce secteur ne constitue pas un motif suffisant pour un assouplissement. Il incombe à l’employeur de s’assurer que la personne concernée est indispensable et d’attester, sur demande, que son absence entraverait gravement le maintien des capacités du système de santé. En outre, il est tenu de prévoir des alternatives ou des remplacements et de veiller à ce que les contacts professionnels de la personne concernée soient réduits au strict minimum si celle-ci venait à bénéficier d’un assouplissement de sa quarantaine pour exécuter des tâches extrêmement urgentes.

L’employeur détermine si la présence d’un·e spécialiste est essentielle et assume l’entière responsabilité d’un assouplissement de quarantaine dans le cas d’interventions professionnelles urgentes. Le Service du médecin cantonal (SMC) et la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration (DSSI) du canton de Berne préconisent une approche très restrictive. Un éventuel assouplissement ne s’applique qu’au contexte professionnel, l’obligation de quarantaine reste valable en dehors des heures de travail.

L’employeur communique par courriel aux services compétents de l’Office de la santé (info.am.ga@be.ch) ou de l’Office de l’intégration et de l’action sociale (info.sea@be.ch) d’éventuels assouplissements de quarantaines en mettant en copie le SMC (epi@be.ch). À noter qu’aucun accusé de réception n’est envoyé et que le SMC se réserve le droit de lever la mesure en tout temps.

2.2 Isolement

En cas de grave pénurie de personnel, les professionnel·le·s de la santé doivent pouvoir raccourcir la durée de leur isolement (au plus tôt dès le 6e jour) pour autant que la médecin cantonale l’autorise. En se basant sur la prise de position provisoire de Swissnoso (mise en lien plus bas), le SMC a fixé les critères de rigueur (voir ci-dessous) pour envisager et autoriser un assouplissement de l’isolement. Les informations ou déclarations requises doivent être indiquées par le ou la responsable (de l’hygiène hospitalière, d’un service médical, etc.) dans la demande à envoyer par courriel à epi@be.ch et dont l’objet sera « Demande d’assouplissement d’isolement ».

  • Le ou la professionnel·le de la santé concerné·e (en isolement) :
    • est d’accord d’écourter son isolement ;
    • est asymptomatique ;
    • s’engage à respecter des règles strictes à son retour (p. ex. : il ou elle portera un masque en tout temps, ne partagera pas de repas avec ses collègues, respectera scrupuleusement les mesures) ;
    • n’empruntera pas les transports en commun pour se rendre au travail ;
    • prendra en charge en priorité la patientèle COVID-19 ;
    • respectera l’ordre d’isolement en dehors des heures de travail.
  • La pénurie sévère de personnel est dûment attestée dans la demande adressée au SMC et les efforts entrepris pour trouver des alternatives ou organiser des remplacements afin d’y remédier y sont décrits.
  • Les données personnelles du ou de la professionnel·le de la santé concerné·e (nom, prénom, date de naissance) sont fournies.
  • Concernant le nombre de jours dont il est question dans la demande d’assouplissement (p. ex. un assouplissement de deux jours), les principes suivants s’appliquent :
    • Le retour anticipé sur le lieu de travail ne peut avoir lieu qu’à partir du 6e jour d’isolement.
    • Dans des cas exceptionnels, il peut être envisagé, d’entente avec la médecin cantonale, de convenir d’un isolement réduit à 72 heures. Afin d’évaluer le risque de contamination, Swissnoso propose que la personne concernée fasse un test PCR sur place lors de son retour (CT >30 ≈ risque faible)

07.01.2022 / smc

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