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Infolettre du Service du médecin cantonal - COVID-19 02/2022

Nous vous avons récemment informées de l’assouplissement des mesures de quarantaine et d’isolement pour les professionnelles de la santé. La décision du Conseil fédéral de réduire la durée de l’isolement et de la quarantaine à 5 jours nécessite d’une part une adaptation de cet assouplissement de la quarantaine et de l’isolement et implique, d’autre part, le respect strict des règles d’hygiène et de comportement, y compris après la levée de la quarantaine ou de l’isolement. En effet, même 5 jours après le résultat positif d’un test ou après un contact étroit, les personnes asymptomatiques peuvent potentiellement contaminer d’autres membres du personnel ou des patient·e·s. Or la patientèle ainsi que les pensionnaires des institutions de santé non hospitalières courent davantage de risques de développer une forme grave de la maladie au coronavirus en raison de leurs antécédents.

Veuillez trouver ci-dessous un tableau récapitulatif des mesures détaillées dans la présente infolettre :  

1. Quarantaine

1.1 Assouplissement de la quarantaine (jours 0 à 5)

Important : un éventuel assouplissement ne s’applique qu’au contexte professionnel, l’obligation de quarantaine reste valable en dehors des heures de travail.

Conditions

Un assouplissement est nécessaire ou possible pour autant que les conditions suivantes soient réunies :

  • La personne concernée est indispensable, car son absence entraverait gravement le maintien des capacités du système de santé (le seul fait d’exercer une activité dans ce secteur ne constitue pas un motif suffisant pour un assouplissement).
  • Il n’a pas été possible de prévoir des alternatives ou des remplacements.
  • La personne concernée est asymptomatique et accepte d’écourter sa quarantaine.

Le Service du médecin cantonal (SMC) et la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration (DSSI) du canton de Berne préconisent une approche très restrictive. La décision d’écouter la quarantaine revient à l’employeur. Le motif de cette décision (voir conditions : a. / b. / c.) doit être documenté, mais il n’est plus nécessaire d’annoncer l’assouplissement au canton.

Mesures visant à atténuer le risque de contamination

Pour le personnel (avec assouplissement de quarantaine):

  • Au moins 2 tests doivent être réalisés le 2e / 3e jour et le 5e jour. Si l’institution n’organise pas de tests répétés, il convient d’effectuer un test rapide antigénique.
  • Dans les situations à risque sur le lieu de travail, où les autres mesures de protection ne sont pas suffisantes, l’utilisation de masques FFP2 correctement ajustés est indiquée.
  • Il faut vérifier chaque jour la présence de symptômes. Dès que ces derniers apparaissent, la personne doit se faire immédiatement tester et se placer en isolement jusqu’à la réception du résultat.  
  • Le contact avec le reste du personnel doit être réduit au minimum (utiliser une pièce séparée comme vestiaire et pour la pause, éviter les réunions et respecter les règles de distance).
  • Si possible, la collaboratrice ou le collaborateur doit éviter les transports publics et le covoiturage.

À l’échelle de l’institution (renforcement du plan de protection) :

  • Il convient de rappeler l’importance du port du masque, tant pour le personnel que pour les personnes nécessitant une prise en charge et pour les visiteurs.
  • Après une pause, la pièce doit être aérée pendant 5 à 10 minutes.

1.2  Conditions pour la reprise ou la continuation du travail durant les jours 6 à 10 suivant la quarantaine

  • La personne concernée doit se faire tester le 5e jour après le contact étroit.
  • Dès la fin de la quarantaine, elle doit recommencer à participer aux tests répétés prévus par l’établissement, conformément aux directives de ce dernier.
  • Dès que des symptômes apparaissent, la personne doit immédiatement se faire tester et se mettre en isolement jusqu’à réception du résultat.

2. Isolement 

2.1 Assouplissement de l’isolement (jours 0 à 5)

En cas de grave pénurie de main d’œuvre, les professionnelles de la santé doivent pouvoir raccourcir la durée de leur isolement au plus tôt après 72 heures d’isolement, pour autant que la médecin cantonale l’autorise. Le recours à du personnel placé en isolement constitue une solution de dernier ressort. En se basant sur le document de l’OFSP (lien plus bas dans le texte) et sur la prise de position de Swissnoso, le SMC a fixé les conditions qui doivent impérativement être remplies pour envisager et autoriser un assouplissement de l’isolement. Les informations ou déclarations requises doivent être indiquées par le ou la responsable (de l’hygiène hospitalière, d’un service médical, etc.) dans la demande à envoyer par courriel à epi@be.ch et dont l’objet sera « Demande d’assouplissement d’isolement ».

Il est indiqué de communiquer de manière proactive avec les personnes nécessitant une prise en charge, leurs proches et les collaboratrices et collaborateurs : une information transparente sur le fait que l’institution est obligée de faire appel à des membres du personnel ayant été testés positifs pour garantir les soins et l’encadrement des résidentes permet d’améliorer la relation de confiance.

Conditions

  • Le ou la professionnel·le de la santé concerné·e (en isolement) :
    • accepte d’écourter son isolement ;
    • ne manifeste plus de symptômes depuis 24 heures ;
    • se trouve en isolement depuis au moins 72 heures ;
    • présente un des résultats suivants avant de reprendre le travail :
      •  test PCR négatif avec une valeur CT de >30 ou
      • test rapide antigénique négatif (un test rapide antigénique positif indique que la charge virale est élevée et donc qu’il y a un risque résiduel de transmission)
    • n’emprunte pas les transports en commun pour se rendre au travail ;
    • respecte la mesure d’isolement en dehors des heures de travail.
  • La pénurie sévère de personnel est dûment attestée dans la demande adressée au SMC et les efforts entrepris pour trouver des alternatives ou organiser des remplacements afin d’y remédier y sont décrits.
  • Les données personnelles du ou de la professionnel·le de la santé concerné·e (nom, prénom, date de naissance) sont fournies.

Mesures visant à atténuer le risque de contamination

Pour le personnel (avec assouplissement de l’isolement):

  • Dans la mesure du possible, le personnel testé positif s’occupe exclusivement de personnes ayant été testées positives au COVID-19 ou de personnes ayant eu une vaccination de rappel.
  • Le personnel sorti de l’isolement ne doit pas s’occuper de personnes immunodéprimées ni de femmes enceintes.
  • Dans les situations à risque sur le lieu de travail, où les autres mesures de protection ne sont pas suffisantes, l’utilisation de masques FFP2 correctement ajustés est indiquée.
  • Le contact avec le reste du personnel doit être réduit au minimum (utiliser une pièce séparée comme vestiaire et pour la pause, éviter les réunions et respecter les règles de distance).
  • En cas de mobilisation de personnel en isolement, toutes les personnes impliquées peuvent ressentir une charge émotionnelle supplémentaire, comme un sentiment de culpabilité, de l’anxiété ou un sentiment d’exclusion. Il est recommandé d’évaluer si le recours à un accompagnement et à un soutien professionnel est opportun.

À l’échelle de l’institution (renforcement du plan de protection) :

  • Veuillez rappeler l’importance du port du masque, tant au personnel qu’aux personnes nécessitant une prise en charge et aux visiteurs.
  • Il convient de dresser une liste des personnes prises en charge par le personnel sorti de l’isolement. Si possible, la collaboratrice ou le collaborateur concerné·e veille à s’occuper du même groupe de personnes afin de faciliter l’observation des symptômes et de mieux cibler les tests à réaliser sur les personnes prises en charge.
  • Après une pause, la pièce doit être aérée pendant 5 à 10 minutes.
  •  Si une institution fait appel à plusieurs collaboratrices et collaborateurs sorti·e·s de l’isolement, elle peut envisager de former une cohorte pour les pauses, pour l’utilisation des vestiaires, etc. Il ne faut pas regrouper ces personnes avec celles qui étaient en quarantaine.

2.2 Conditions et précisions pour la reprise ou la continuation du travail durant les jours 6 à 10 suivant l’isolement

Pour le personnel :

  • Pour reprendre le travail le 6e jour suivant le début de l’isolement, une personne doit avoir été asymptomatique pendant au moins 48 heures ; ou, si elle présente encore des symptômes, ceux-ci doivent être tels que le maintien en isolement ne se justifie plus (p. ex. toux légère et persistante).
  • 6 semaines après le résultat positif, la collaboratrice ou le collaborateur concerné·e peut à nouveau participer aux tests répétés.

À l’échelle de l’institution (renforcement du plan de protection) : selon le niveau de sécurité nécessaire, les recommandations concernant le renforcement du plan de protection durant les jours 0 à 5 peuvent être maintenues jusqu’au 10e jour. En outre, le plan de protection renforcé doit au minimum répondre aux exigences suivantes :

  • Il convient de rappeler l’importance du port du masque, tant au personnel qu’aux personnes nécessitant une prise en charge et aux visiteurs.
  • Dans les situations à risque sur le lieu de travail, où les autres mesures de protection ne sont pas suffisantes, l'utilisation de masques FFP2 correctement ajustés est indiquée pour le personnel.
  • Les contacts sur le lieu de travail sont limités dans la mesure du possible.
  • Les règles d’hygiène et de conduite connues, dans les contextes présentant un risque de transmission élevé comme les salles de pause ou de réunion, le restaurant du personnel, les vestiaires, les bureaux, etc. continuent d’être observées rigoureusement.
  • COVID-19 : gestion du personnel des institutions médico-sociales ayant été testé positif ou ayant eu un contact étroit

  • Prise de position provisoire du 22 décembre 2021 de Swissnoso sur les mesures préventives supplémentaires dans les hôpitaux de soins aigus concernant le variant Omicron du SARS-CoV-2

  • Consensus du 14 janvier 2022 des experts de Swissnoso pour des mesures d’accompagnement supplémentaires alignées sur la durée réduite des isolements et quarantaines dus au COVID-19

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